L’Américaine Susan D. Page, nouvelle Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Haïti

L’Américaine Susan D. Page, nouvelle Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Haïti

Le Secrétaire général des Nations unies António Guterres a annoncé mercredi la nomination de Susan D. Page, des États-Unis, au poste de Représentante spéciale et chef de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Détentrice d’un doctorat en jurisprudence de l’Université de droit de Harvard, l’Américaine Susan D. Page est la nouvelle Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Haïti et chef de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Mme Page, selon un communiqué de l’ONU, apporte à ce poste « une vaste expérience de gestion et de leadership en diplomatie, développement international et État de droit ». Elle était la Représentante spéciale adjointe pour l’État de droit à la MINUSTAH depuis janvier 2017 et a été la première ambassadrice des États-Unis au Soudan du Sud. Elle a été ambassadrice des États-Unis auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Mme Page a occupé le poste de conseiller principal au Bureau de l’Envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan et le Soudan du Sud et a occupé le poste de sous-secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines aux États-Unis. Son expérience à l’ONU comprend les postes de directrice du Groupe consultatif sur l’État de droit de la Mission des Nations unies au Soudan (UNMIS) et Conseiller juridique principal du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Soudan et au Rwanda.

Mme Page est non seulement titulaire d’un doctorat en jurisprudence de l’Université de droit de Harvard mais aussi d’un diplôme en anglais avec distinction de l’Université du Michigan.

« Le Secrétaire général de l’ONU exprime sa gratitude à son représentant spécial adjoint, Mamadou Diallo de Guinée, qui a assuré un excellent leadership depuis la création de la nouvelle Mission le 16 octobre et à son ancienne Représentante spéciale, Sandra Honoré, qui a dirigé avec succès la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pendant quatre ans, jusqu’à sa fermeture le 15 octobre 2017, contribuant aux nombreuses réalisations qui ont permis la transition vers la MINUJUSTH », lit-on dans le communiqué.

La Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minujusth), composée de 1 275 policiers et de 350 civils, a officiellement commencé son mandat de 2 ans, le lundi 16 octobre 2017, après 13 années de présence de la Mission de l’ONU pour la stabilité d’Haïti (MINUSTAH).

Selon António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, la fermeture de la Minustah témoigne des progrès accomplis par Haïti en 13 ans. « La création de la Minujusth reflète l’engagement des Nations unies à soutenir la consolidation de la paix et à promouvoir la stabilité en Haïti », a-t-il dit.

Selon son mandat, la Minujusth assistera le gouvernement haïtien au niveau du renforcement des institutions de l’État de droit, continuera à développer les capacités de la police nationale et à promouvoir les droits de l’homme.

Le Sénat avait manifesté sa volonté de modifier l’accord entre l’État haïtien et le Conseil des Nations unies créant la MINUJUSTH qui remplace la Mission de l’ONU pour la stabilité d’Haïti (MINUSTAH). Le chef sortant de la MINUJUSTH, Mamadou Diallo, avait indiqué que le vote du Parlement haïtien n’aurait aucun impact sur le mandat de la nouvelle mission.

Le vote de l’accord sur la MINUJUSTH est dans le menu de la convocation à l’extraordinaire de la Chambre des députés. Depuis l’ouverture de l’Assemblée nationale le mois dernier, les bureaux des deux branches du Parlement n’ont rien annoncé. Le Nouvelliste a tenté en vain, vendredi, d’entrer en contact avec certains parlementaires.

Robenson Geffrard source le nouvelliste

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