Le Marché Hyppolite en feu

Le Marché Hyppolite en feu

Le marché Vallières, communément appelé marché en fer ou marché en bas, construit sous Florvil Hyppolite, a été inauguré en 1891 par le président Florvil Hyppolite. Arrivé de Paris en pièces détachées en Haïti, assemblé, il avait la beauté d’une carte postale

Un incendie a dévasté le Marché en fer, l’un des plus emblématiques de Port-au-Prince, dans la nuit du 12 au13 février a constaté sur place un photographe du journal Le Nouvelliste. Les dégâts sont considérables.

Pour le moment, aucune évaluation des dégâts n’est disponible. Les marchands essayent encore de sortir de la fumée et des flammes leurs marchandises. Le Marché sert aussi de dépôt pour d’autres étalagistes.

Selon le constat du photographe du Nouvelliste, Casimir Veillard, les sapeurs-pompiers du camion de lutte contre incendie vu sur place ont fait de leur mieux pour essayer de circonscrire le feu sans succès. Port-au-Prince dansait au carnaval quand le feu s’est déclaré, ont fait savoir des témoins.

Impossible pour le moment de connaître l’origine du sinistre. Impossible aussi de joindre aux téléphones le maire de Port-au-Prince, Youri Chevry qui accueille depuis dimanche le carnaval national.

Le Marché en fer s’inscrit dans la longue liste des marchés victimes de feu d’origine inconnue.

Le marché en fer avait été déjà touché par un incendie en 2008, puis a été complètement détruit par le séisme de 2010. Reconstruit par la Digicel, il était une attraction touristique et un des plus beaux Marchés du pays.

Le Marché en fer a été reconstruit à l’identique par Denis O’Brien,patron de la Digicel, pour la Somme de 18 millions de dollars un an après le tremblement de terre de janvier 2010.

Le marché Vallières, communément appelé marché en fer ou marché en bas, construit sous Florvil Hyppolite, a été inauguré en 1891 par le président Florvil Hyppolite. Arrivé de Paris en pièces détachées en Haïti, assemblé, il avait la beauté d’une carte postale. La partie Nord qui avait été emportée par les flammes en mai 2008 représentait en quelque sorte le pavillon de la petite industrie et de l’artisanat.

Après sa reconstruction par la Digicel, il a été rebaptisé « le Marché en fer SAM ». Avec un capital social en 2012 estimé à six millions de gourdes, le Marché en fer devrait rapporter à la mairie de Port-au-Prince 2 millions de gourdes et 4 millions pour Denis O’Brien et la Digicel. Ce qui voudrait dire que les deux tiers du marché appartiennent au privé. En 2012, le marché accusait une perte d’environ 360 000 dollars pour l’année.

Selon l’article V des statuts portant création de la société anonyme mixte « Marché en fer SAM » publiés dans le journal Le Moniteur du 7 mai 2012 numéro 71, il est mentionné que la société est formée pour une durée illimitée, sauf dans le cas de dissolution prévu par la loi et les présents statuts.

Robenson Geffrard Source le nouvelliste

 

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